Le 18 mars 2026
Mise en œuvre des recommandations de la commission Viens : six ans après les engagements initiaux, le financement n’est plus à la hauteur
Le RCAAQ réagit au dépôt du budget 2026-2027 en rappelant l’urgence d’agir et la nécessité d’engagements accrus.
Wendake, 18 mars 2026 – Le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ) prend acte du dépôt du budget 2026‑2027 du gouvernement du Québec et réitère que les besoins documentés dans plusieurs secteurs – notamment par la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec (commission Viens) – demeurent pressants et nécessitent des engagements significatifs immédiats.
Alors que la demande pour les services offerts par les Centres d’amitié autochtones continue de croître, l’absence de mesures structurantes pour soutenir leur développement limite la capacité de répondre pleinement aux réalités du nombre grandissant des Premières Nations et Inuit vivant en milieu urbain. Le budget 2026‑2027 ne fournit aucune indication concernant le maintien ou le rehaussement du financement des programmes au‑delà de l’exercice en cours, un enjeu qui entrave la planification des services à long terme et leur ancrage.
Les Centres d’amitié autochtones offrent une large gamme de programmes adaptés aux réalités autochtones et jouent un rôle déterminant pour favoriser l’accès à des services et à des environnements sécurisants. Or, malgré des solutions innovantes et éprouvées, ils demeurent limités dans leur capacité à déployer pleinement leur mission faute d’investissements suffisants, et doivent composer avec une croissance constante des besoins. Pour le RCAAQ, il est essentiel que la sobriété budgétaire ne se traduise pas par des services à rabais pour les populations autochtones en milieu urbain. Un budget qui ne tient pas compte de ces réalités risque d’accentuer les écarts socioéconomiques entre les populations autochtones et la société québécoise, faisant de la rigueur budgétaire une rigueur sociale imposée aux groupes les plus vulnérables.
Les niveaux actuels de financement demeurent insuffisants pour répondre adéquatement aux recommandations de la commission Viens et aux besoins croissants des organisations qui offrent les services de première ligne. Malgré leur rôle essentiel, les Centres d’amitié autochtones ne disposent pas des ressources nécessaires pour déployer pleinement leurs actions et assurer des services à la hauteur des enjeux. Le RCAAQ rappelle également que le coût de l’inaction sociale est toujours plus élevé que celui de l’investissement, et appelle le gouvernement à poser des gestes déterminants afin d’assurer un financement durable.
Malgré la collaboration constructive établie au fil des années entre le RCAAQ et plusieurs partenaires du gouvernement du Québec, la croissance rapide des besoins dans des secteurs essentiels exige un financement en adéquation avec les besoins. Sans investissements stables et adaptés à la réalité urbaine, il devient impossible d’assurer la continuité, la qualité et l’expansion des services offerts aux Premières Nations et Inuit en ville. Les populations autochtones en milieu urbain doivent être pleinement prises en considération dans les priorités gouvernementales. »
— Tanya Sirois, directrice générale du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec
À propos du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec
Le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec est formé d’un réseau de 11 Centres d’amitié présents dans 14 villes du Québec qui rejoint les Premières Nations et les Inuit en leur offrant des services culturellement pertinents et sécurisants, qui contribuent à l’harmonie et à la réconciliation entre les peuples dans les villes au Québec. Les Centres d’amitié autochtones sont la plus grande infrastructure de services urbains pour les Autochtones, offrant une gamme de services intégrés dans une variété de secteurs tels que la santé et les services sociaux, la justice, l’inclusion sociale, l’éducation, l’employabilité, la petite enfance, la jeunesse et bien plus.
Renseignements :
Florence Picard
Conseillère en communication
florence.picard@rcaaq.ca